La SABRETACHE

SOCIETE D'ETUDES D'HISTOIRE MILITAIRE

Association reconnue d'utilité publique

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Aide-Mémoire des principales coiffures de l’Armée français

Par J.-C. BAUDUIN (extrait du Carnet n° 155). Bonnet d’ourson : Célèbre coiffure en fourrure utilisée par : – les grenadiers à pied de la Garde (avec plaque de cuivre) – les grenadiers à cheval (sans plaque) – les gendarmes d’élite et l’artillerie à pied (avec visière). (Peut comporter cordon tressé avec raquettes, cocarde et plumet.) Coiffure portée jusqu’en 1870. Survivance : Gardes anglais et danois. Colback : Bonnet de fourrure d’origine hongroise, légèrement évasé vers le haut, porté par : – les chasseurs à cheval de la Garde – les artilleurs à cheval – la compagnie d’élite des hussards et chasseurs à cheval de la ligne. (Peut comporter tresse, cocarde et plumet. Le fond du bonnet en drap tombe à droite ou à gauche, terminé par un gland.) Survivance : Guides belges à cheval. Talpack : Bonnet de fourrure même origine, en astrakan (cylindrique ou tronconique) porté sous le Second Empire par les hussards et l’artillerie. Survivance : Officiers des armées turques. Casque à cimier : Coiffure inspirée des casques grecs et romains portée par : – les cuirassiers et les dragons (avec queue de cheval) – les carabiniers, chevau-légers, génie, gendarmerie, Maison du Roi, chasseurs à cheval après l’Empire, et pompiers (avec chenille). (Un embryon de cimier subsistera sur le casque Adrian porté jusqu’en 1945.) Survivance : Garde républicaine à cheval. Chapeau : Coiffure la plus simple, mais aux multiples variantes : en feutre, à bords relevés (tricorne ou bicorne), peut être bordé d’un galon, comportait un plumet ou un plumetis, une cocarde retenue par une ganse fixée par un bouton, peut comporter des floches à chaque pointe. Portée en ville par : – les officiers, principalement – les généraux ou maréchaux. (Coiffure de repos pour la troupe.) Porté en travers ou en long, il est dit alors  » en bataille  » ou  » en colonne « . Survivance : École polytechnique. Mirliton : Coiffure tronconique évasée par le bas, garnie d’une flamme de tissu enroulée ou semi-pendante avec plumet, tresse et raquettes. Portée par les hussards (Ancien Régime et Révolution). Survivance : Disparu. Shako : Mirliton renversé et muni d’une visière. Coiffure la plus répandue au XIXe siècle (cavalerie et infanterie). Peut être agrémenté de cordons tressés avec raquettes, cocarde, ganse, plumet ou pompon, plaque de cuivre à l’aigle ou losangée, etc., jugulaire à écailles ou de cuir. Peut y être ajouté des brisques sur le fût au-dessus de la bordure réglable serre-tête (bourdaloue). La visière peut être piquée ou bordée de cuivre. La forme évoluera jusque sous la IIIe République, évasée vers le haut, cylindrique (dit rouleau), à nouveau conique mais inversée, diminuant peut à peu de hauteur. Jugulaire remplacée par chaînette réglable. Survivance : Garde républicaine à pied et Saint-Cyr. Bonnet de police : Coiffure  » de repos  » portée par la plupart des corps de troupe, soit la pointe pendante en flamme, soit repliée...

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Uniformes et traditions des Tirailleurs Marocains (1914 – 1919)

Uniformes et traditions des Tirailleurs Marocains (1914 – 1919)

Par le colonel Carles, membre de La Sabretache. Figure 1 : Tirailleur marocain du R.M.T.M., tenue de campagne, 1916. Chéchia recouverte du chèche écru. Vareuse de drap khaki à un rang de boutons jaunes demi-bombés. Séroual de drap khaki. Bandes molletières de drap khaki. Brodequins cirés en noir. Equipements noirs. Plaque de ceinturon en cuivre poli. Courroie de bidon en cuir noirci. Musette en toile cachou. Fusil mle. 1886-93 à bretelle de cuir noirci, boucles cuivre. Barda sénégalais roulé dans une toile de tente cachou. Figure 2 : Tirailleur marocain du R.M.T.M., tenue de tranchée 1917. Casque peint en khaki. Chèche écru autour du cou. Djellaba brune bordée de jaune. Vareuse de drap khaki. Séroual idem. Bandes molletières, brodequins comme figure 1 Figure 3 : Sous-officier marocain du R.M.T.M., tenue de repos l’été 1917. Chéchia entourée d’un chèche écru. Vareuse de toile khaki clair, boutons jaunes. Séroual en toile khaki clair. Molletières de drap khaki. Brodequins noirs. Ceinture rouge. Courroie de bidon et musette comme figure 1. Galons de grade dorés sur fond de drap khaki. Figure 4 : Modèle de chèche roulé autour de la chéchia Figure 5 : Galons de grade sur la djellaba (caporal). Galonsjonquille sur patte de drap khaki. Boutons jaunes. Djellaba brune bordée de jaune. Figure 6 : Insigne de collet d’officier, modèle 1915. En broderie d’or. Les uniformes des Troupes auxiliaires marocaines avant 1913, c’est-à-dire avant qu’ils ne fussent fournis par l’Intendance, n’entrent pas dans le cadre de cette étude. Disons seulement que les effets étaient assez semblables, dans leur coupe, à ceux de nos tirailleurs algériens et tunisiens, dont les cadres formaient la majorité des instructeurs de l’armée chérifienne. Il n’y eut donc pas de révolution vestimentaire quand l’Intendance fut chargée de vêtir les Marocains. En 1913, l’Infanterie, – la seule qui nous intéresse ici – fut dotée d’une partie des effets de toile en usage chez les tirailleurs indigènes, ceux dont la confection coûtait le moins cher. Pour la tenue ordinaire, une vareuse boutonnant devant par un rang de 7 boutons jaunes, unis, demi-bombés, avec petit collet droit agrafé, pattes d’épaule, poches sur les hanches, pas de parement ; un séroual, pantalon ample, mais de coupe moins compliquée que celle du pantalon à la turque des tirailleurs ; des bandes molletières en drap bleu foncé ; des brodequins de marche ; une ceinture de laine rouge o âne chéchia ; deux chemises ; un chèche, c’est-à-dire une bande de toile écrue de 2,50 mètres de long et 0,80 de large. Pour les corvées, une veste de treillis. L’hiver, le Marocain se protégeait du froid en revêtant une djellaba, vêtement des tribus, en laine brune, généralement rayée en long et dont les rayures variaient selon la région ou la djellaba avait été tissée. L’équipement consistait en ceinturon à plaque de cuivre, cartouchières avec bretelles de suspension, porte-épée pour la baïonnette, le tout...

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